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1x1 - Premières impressions
Juste un procedural de plus ? Pas que le marché soit saturé, mais après The Mentalist pour ne citer que le plus récent, on se disait que le genre (et les téléspectateurs surtout) avai(en)t besoin de souffler. C'était sans compter sur Fox qui nous sort pour l'occasion de son chapeau un jeune acteur prometteur nommé Tim Roth.
L'histoire : Le Dr Cal Lightman est un comportementaliste hors pair. Véritable détecteur de mensonges sur pattes, il sait rien qu'en vous observant si vous avez vraiment sorti les poubelles hier soir ou si vous vous payez sa tête. La police trouve cela bien utile, ça se comprend, et fait régulièrement appel à son cabinet d'études pour l'aider à disculper ou incriminer des suspects.
Notre avis : Sur le papier, le point de départ de Lie to Me semblait assez léger. Après visionnage, c'est une certitude : au bout de trois quart d'heure pontifiant sur les vertus de l'observation, c'est marre. Marre de voir le Dr Lightman se régaler de voir une bouche se tordre, un oeil fuir, un sourcil se lever... Marre de se voir infliger des images d'archive de procès fameux (OJ Simpson, Saddam Hussein, Mike Tyson...) pour appuyer ses dires. Marre de voir le Dr Lightman ramener aussi sa science à la maison, par exemple pour scruter les intentions du boyfriend de sa fille. Vraiment marre de le voir se permettre au détour d'une scène de critiquer la fiabilité des détecteurs de mensonges mécaniques au nom de l'humain. Pour info, ses méthodes de classification à lui reposent sur un fatras de vérités générales bêtasses ("le langage du corps dit toujours la vérité") ne laissant justement pas grand place à l'humain.

Ajoutons à cela des faire-valoirs sans le moindre intérêt : en l'espèce une control freak qui préfère les mots aux gestes, une ex-douanière prête à servir de disciple et un dadais atteint d'un syndrôme débile d'honnêteté compulsive (il dit toujours ce qu'il pense, humour). On imagine assez mal ce qui pourrait assurer la survie de ce programme... En fait non. C'est tout le contraire. On imagine mal ce qui pourrait empêcher Lie to Me de marcher dans les pas de son confrère, le Mentalist, et de tout rafler sur son passage. Dénué d'originalité mais pas de rythme, ce procedural pourrait tout à fait avoir été concocté en laboratoire. La formule est éprouvée : un concept facile à comprendre (on ne ment pas impunément au Dr Lightman, donc) + un personnage charismatique mais que ses talents mettent un peu au ban de la société + un interprète d'origine britannique (depuis Hugh Laurie, c'est à la mode). Ici il s'agit de Tim Roth, et subtilité, lui qui a bâti sa carrière aux Etats-Unis en camouflant son anglitude, arbore cette fois un accent d'Outre-Manche sympa comme tout. Seule vraie satisfaction dans l'affaire, parce que pour tout vous dire, la présence de Roth au générique si elle confère au show un peu de crédibilité fait un peu mal pour l'acteur, qui pour ne rien arranger cabotine plus que de raison. Bien parti pour durer quelques saisons, Lie to Me pourrait bien être la prison dorée de ce génial comédien pendant de trop longues années. Rageant.

