|
|
Critiques
1x1 - Premières impressions
L’histoire. Rick Castle, un auteur de polars à succès charmeur et puéril, colle aux basques d’une belle inspectrice collet monté secrètement fan de son œuvre, pour l’aider à résoudre une série de meurtres inspirés des intrigues de ses romans.
Notre avis. Rien de nouveau sous le soleil : Castle nous refait le coup de Clair de Lune. Lui, gentil macho irrésistiblement exaspérant, œillades entendues et sourires satisfaits ; elle, feu brûlant sous la glace, toute en distance professionnelle forcée, soupirs réprobateurs et regards frémissants. Attirance sexuelle sublimée dans le partenariat, joutes verbales de cour de récré, pudeur et loyauté, etc, etc. Tout est écrit d’avance, mais pas tout à fait assez bien pour qu’on se laisse prendre au piège une énième fois. Le ping-pong alchimique brillamment référentiel de Bruce Willis et Cybill Sheperd s’est perdu en route. Reste un procedural aux enjeux policiers médiocres (le pilote amorce une mythologie banale), mâtiné d’une romance prévisible. À l’heure où Life et The Mentalist font avancer le genre dans de nouvelles directions, Castle, avec sa production un peu cheap, semble dépassée. Pour autant, et son côté désuet n’y est pas pour rien, la série n’est pas désagréable à regarder. Notamment grâce au cabotinage en règles de Nathan Fillion, qui force la sympathie à défaut d’une subtilité qui n’a jamais été son fort (n'est pas Bruce qui veut). Les scénaristes ont bien fait de doter son personnage d’éternel bachelor d’un entourage exclusivement féminin, famille atypique composée d’une mère nympho, d’une fille ado plus raisonnable que lui et d’une redoutable éditrice dont il a partagé le lit. Cette smala donne lieu à quelques scènes de comédie plaisantes. Au rayon clins d’œil, on notera ses parties de poker hebdomadaires avec les vrais écrivains de best-sellers noirs James Patterson (à qui l’on doit la saga Women’s Murder Club, déjà adaptée pour ABC) et Stephen J. Cannell (le célèbre producteur-scénariste devenu romancier). Un peu léger, on en convient, pour revenir en deuxième semaine. À vous de voir.

